Test Ultra
TT dans VO2 magazine
Texte de Jean Luc Besse , Journaliste VO2 mag
Les écrivains ont la phobie de la page
blanche. Les concepteurs de chez ZOOT, au contraire, en ont tiré le plus
grand bénéfice. Elle leur a permis de faire fi de tous préjugés et
idées reçues pour créer une chaussure radicalement différente de ce qui
existe.
COTE TECHNIQUE :
La Zoot Ultra TT,
comme du reste les autres modèles de la gamme, ne ressemble en rien à ce
qui existe. Allure racée, code couleur inédit, matière au top, cette
Zoot ne manque pas de nouveauté.
Comme Jérôme, le
responsable de chez Zoot a du l’entendre des dizaines de fois, son
concept se rapproche de celui de feue la Nike Huarache : une
chaussure-chausson. Mais, quand en 1990, le chausson était constitué de
Lycra (certes révolutionnaire à l’époque, mais pas suffisamment ferme),
celui de la Zoot bénéficie des avancées technologiques qui doivent
corriger ce défaut qui fut rédhibitoire.
Cette conception
permet ainsi, à une chaussure d’entraînement, d’afficher un poids
inférieur à 250 grammes. Hallucinant !
Le chausson se voit
toutefois doublé d’un laçage asymétrique et rapide (système Quick Lace)
qui assure un excellent maintien de la tige.
Le revers de la
médaille, il existe, correspond au prix de l’innovation : 139,95 €. Un
tarif inversement proportionnel à son poids.
COTE NATURE :
Zoot la revendique «
chaussure d’entraînement « : elle a été testée comme telle. Première
sortie de 15 km, 1h10, sans chaussette, pour profiter du confort et de
l’accueil douillet du chausson.
Nickel ! Pourtant, les
premiers pas sont déroutants. Elle offre de nouvelles sensations, une
grande liberté de pieds et un confort issu de l’alliance d’un amorti
plus que correct et d’un déroulé du pieds tout en souplesse.
N’oublions pas qu’elle
« cube « moins de 250 grammes, alors qu’lle se comporte comme si elle
en possédait au moins 50 de plus.
Néanmoins, cette
première sortie de rodage, peut être un peu longue, fait regretter
d’être parti pieds nus, lorsque l’on n’est pas habitué. Une erreur de
débutant qui valent quelques échauffements, sans conséquence. Les autres
sorties ne généreront plus ce désagrément.
Le confort qu’elle
procure ne nuit pas toutefois à sa tonicité, une qualité que l’on est
peu étonné de ressentir pour une running de ce poids.
Pour assurer une
pérennité que Zoot chiffre à 900 km, la semelle extérieure est dotée de
Carbonspan+. Comme les autres, me direz vous : on lui adjoint un mélange
de caoutchouc et de carbone pour limiter l’usure. Mais dans le cas
présent, il ne rigidifie pas la foulée et sait se faire oublier, et là,
on entre dans l’exception.
Malgré tout, il était
possible, avec de telles caractéristiques (légère, tonique, souple…) de
lui trouvait, sur la papier, des concurrentes (Mizuno Précision par
exemple, quoique plus lourde). En revanche, elle reste seule quand on
ajoute un je-ne-sais-quoi de sensations, difficile à expliquer, si ce
n’est justement cette grande liberté qu’elle laisse au pied. Rien à voir
avec une absence de maintien, voire même de stabilité, car ce n’est pas
le cas, mais un je-ne-sais-quoi qui fait oublier qu’on les a chaussées.
Bluffant.
COTE ATHLETE :
Pas étonnant, que Zoot
ait attaqué le running par le biais des triathlètes, ces sportifs
prompts à réinventer les trois sports. Ce sont eux qui, en cyclisme, ont
utilisé pour la 1ère fois les guidons dits de triathlon, les
roues lenticulaires… C’était un sport neuf (le triathlon) il y a vingt,
et ces sportifs là, ont laissé les préjugés aux vestiaires, pour
s’ouvrir aux nouvelles technologies et techniques d’entraînement.
Aujourd’hui, nombre
d’entre eux ont voté Zoot.
Car l’Ultra TT, avec
son poids light, casse les codes et démontrent qu’une chaussure
d’entraînement n’a pas forcément besoin de beaucoup de matière.
D’ailleurs, pour zoot, une chaussure de « compèt « pèse 190 grammes, et
une chaussure pour le long (foulée pronatrice) 280 grammes !
Et à l’usage, l’Ultra
TT se révèle efficace pour les sorties en simple footing, en proposant
toutes les qualités requises par cet exercice. Un coureur d’un gabarit
moyen (moins de 75/80 kg) peut envisager en toute sérénité les sorties
d’1H30, que ce soit en récup ou avec un peu d’attaque).
Elle peut se montrer
aussi à l’aise pour un marathon en 3H (foulée universelle).
EN FORME :
-
son confort
-
sa souplesse
-
légèreté
MEFORME :
-
les athlètes trop conservateurs seront réticents
-
Condition du test :
200 km,
route et sous-bois
AMORTI : 4/5
MAINTIEN : 3/5
CONFORT : 5/5
STABILITE : 3/5
PERFORMANCE : 4/5
INFOS TECHNIQUES :
243 grammes en 42